C’est confirmé, votre Google Home vous écoute. En effet, Google a confirmé en juillet dernier la divulgation de 1000 conversations sonores privées de ses utilisateurs à un site d’actualité belge.

Comment est-ce possible ? Vos échanges seraient tout simplement collectés grâce à votre assistant vocal : Google Assistant. La charmante voix qui vous aide chaque jour à commander vos courses ou connaître l’âge de Madonna depuis votre canapé ne serait donc pas si innocent. On vous explique.

« Ok Google, quelles sont tes explications ? »

Un article de blog a été publié par Google pour éclaircir la situation (et se justifier, surtout).

Pour sa défense, le géant du web confirme travailler avec des experts dans le but d’améliorer sa « technologie conversationnelle » (pour notre bien, donc). Ainsi, pour optimiser leur travail, ils auraient accès à un « échantillon réduit » de nos requêtes vocales.

« Alexa, commande moi un kebab »

Concrètement, cela signifie que si vous vous faîtes livrer un kebab sauce samouraï par commande vocale, votre demande se retrouvera peut être dans les mains de ces experts.

Selon Peter Henway, consultant en sécurité pour la société de cybersécurité Asterix et ex-conférencier et chercheur de l’Université Edith Cowan, la réponse est oui : nos téléphones nous écoutent.

« Alexa, j’ai mal à la tête »

Alors, savoir que vous aimez écouter Céline Dion est une chose. Avoir des données sur votre santé physique et mentale en est une autre. C’est pourtant ce que le gouvernement britannique veut mettre en place.

Dans l’idée de « digitaliser ses services de santé », l’équivalent de la Sécurité Sociale anglaise collabore désormais avec Alexa. Les anglais ont maintenant la possibilité de se plaindre de leur grippe auprès de leur assistant vocal. Alexa peut donc maintenant jouer au docteur avec ses utilisateurs en prodiguant des conseils médicaux.

Aux armes, citoyens

Avant de crier au scandale et de frissonner devant votre Google Home, relativisons. Écouter vos conversations nécessite un déclencheur. Et il se trouve que le déclencheur, c’est en partie vous. En effet, c’est vous qui décidez (ou non) d’activer Siri sur votre téléphone, c’est vous qui décidez d’acheter une Google Home (ou non).

Vous êtes libre d’acheter un Nokia 3310, de ne pas succomber à Google Home… et ainsi, de protéger vos données.

Alors, si on reprenait le pouvoir ?