Réseaux sociaux face à nos peurs et désillusions

Sommaire

Notre rapport aux numérique est en mutation. Focus sur les réseaux sociaux et le numérique face à nos peurs et désillusions.

BIG BROTHER : des peurs de la surveillance

En 193&, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour conditionner et contrôler des individus dans “Le Meilleur des Mondes”. Dans “1984”, George Orwell invente un futur où un empire totalitaire exerce l’hyper-surveillance sous l’oeil de Big Brother. 69 ans plus tard, le roman d’anticipation est de nouveau en tête des ventes aux États-Unis. Ainsi, cette littérature d’anticipation illustrent la préoccupation de longue date concernant l’émergence de la technologie. Biberonnées aux films et séries, notre génération affronte aujourd’hui ses peurs face aux réseaux sociaux.

BLACK MIRROR : nos désillusions face au numérique et aux réseaux sociaux

Ces dernières années, la science-fiction a trouvé son Graal : la dystopie du numérique. Véritable catalogue de nos peurs face au numérique, Black Mirror s’est rapidement imposé comme la référence du genre. La série britannique caricature notre hyper-modernité. Dans un récit grinçant, la série imagine une société organisée en fonction des notes sociales attribuées à chacun sur les réseaux sociaux. En fonction de la moyenne des notes obtenues, celui-ci pourra accéder (ou non) à certains services. Ici, Lacie souhaite par exemple acheter un appartement mais la note requise est de 4,5 et elle n’a qu’un 4,2 à son compteur. Cette série s’avère troublement avant-gardiste. Pour preuve, le Washington Post a révélé en octobre 2016 que le gouvernement chinois souhaitait développer un “crédit social” basé sur la Big Data afin d’évaluer la fiabilité des citoyens. La Chine fait donc d’ores et déjà écho à l’épisode de Black Mirror décrit plus haut.

Nos peurs et désillusions sur grand écran

En parallèle, le cinéma n’est pas en reste 35 ans après “Blade Runner”, Denis Villeneuve marche dans les pas de Ridley Scott avec “Blade Runner 2049”. Récit d’une société fragilités par les tensions entre humains et esclaves créés par bio-ingénierie. Au cinéma, on retrouvera “Transcendance” qui imagine une intelligence artificielle incontrôlable ou encore “Her” de Spike Jonze qui interroge nos rapports à l’humain dans un monde hyper digitalisé. Le dernier en date est évidemment “Ready Player One”, signé Steven Spielberg. Ce dernier nous entraîne en 2045 époque où la VR serait devenue le seul échappatoire d’une humanité désoeuvrée où le virtuel capterait tous les enjeux de pouvoir.

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