Depuis plusieurs années, les talents internationaux sont traqués par les entreprises de la Tech française. En période de Covid, des mesures doivent être prises pour faciliter leur venue. Des dispositifs sont créés pour simplifier leurs démarches : du point de vue administratif par exemple (par exemple, le French Tech Visa) ou via des programmes spécifiques d’accompagnement. Le but : les aider à s’installer dans l’Hexagone. Qui sont ses talents et pourquoi est-il aujourd’hui primordial de valoriser la technologie ? Parlons-en.

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D’où viennent ces talents ?

Ces talents viennent d’Afrique (55% des recrutements), mais aussi d’Asie à 34%, d’Inde, de Chine et de Russie. On note également que 10% viennent d’Amérique Centrale ou Latine – principalement du Venezuela, du Mexique et de Colombie. Parmi eux, on trouve autant de femmes que d’hommes, âgés de 21 à 40 ans, dotés de compétences technologiques pointues.

Pourquoi ces talents ?

Ces talents sont nécessaires au développement de notre écosystème tech. En autres, pour des start-up telles que BlaBlaCar ou Doctolib qui peinent aujourd’hui à trouver un type de profil spécialisé en France.

Comment continuer sans évoquer le problème notable du concept d’orientation au sein de l’Education Nationale et de l’enseignement secondaire qui réussi a créer des milliers de chefs de projet web ou marketing digital mais n’arrive pas à produire des profils “tech” si précieux… Et ce, depuis de très nombreuses années.

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Pourquoi as-t-on besoin d’aller les trouver ailleurs ?

Une étude dévoilée lundi 7 septembre par SettleSweet qui nous explique que 63% des entreprises ne recruteront aucune ressource étrangère qualifiée pour cette rentrée 2020.

Les 3 raisons majeures sont : des difficultés à attirer ces travailleurs qualifiés en France pour 68% des recruteurs. De plus, 61 % d’entre eux ne prévoient plus aucun recrutement cette année. Enfin, 57 % sont freinés par les démarches administratives.

Notons également que les fonctions sont plus recherchées sont : 56 % de managers de projets, 47 % de techniciens de maintenance, 44 % de développeurs.

Pour 67 % des entreprises, la rareté des talents français est un fait. Cependant, pour 95% des entreprises, il semblerait que les profils internationaux soient moins nombreux à postuler depuis l’épidémie. En revanche, une partie d’entre eux continue de penser la FrenchTech comme étant attractive.

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Une autre vision de la French Tech

Nous pouvons donc faire plusieurs constats. Tout d’abord, les mesures prises pour attirer ces talents ne sont plus suffisantes. C’est un fait. Aujourd’hui, les entreprises ont besoin d’un appui supplémentaire de l’administration pour les aider à transformer la notoriété de la French Tech.

De plus, il est indéniable que le secteur de la Tech est un secteur d’avenir. Un secteur stratégique pour le développement de notre économie mais aussi pour le maintien de la France dans la hiérarchie mondiale, au même titre que la santé ou la transition écologique. Ainsi, et il doit être repensé à sa juste valeur.

Qu’attendons nous pour nous doter des ressources dont nous avons besoin ? Cela fait maintenant près de 20 ans que nous courrons après ces ressources humaines sans rien avoir fait. Donnons un avenir à nos entreprises en donnant un avenir à nos jeunes (ou plutôt l’inverse) plutôt que de rechercher à avoir 90% de bacheliers qui vont grossir les rangs de Pôle Emploi pour cause d’embouteillage dans leur secteur d’activité. S’il vous plait mesdames et messieurs les pensants, ayons une vision d’avenir. Que cette crise nous serve à repenser l’économie, et la Tech.